Prenez le large...

Especes marines

> Saupe

Rare poisson herbivore de Méditerranée, la Saupe est connue pour vivre en banc proche de la surface, où se trouvent les algues. Elle dispose d’un ventre imposant, riche de longs intestins, lui permettant de digérer les algues qu’elle broute grâce à sa petite bouche à la denture saillante. Son corps est ovale et comprimé latéralement, il possède des reflets argentés et est strié de 10 à 12 lignes longitudinales jaune vif allant de la tête jusqu’à la nageoire caudale. Ses yeux sont dorés, imposant et proche de sa bouche, son dos étant quant à lui gris à verdâtre avec des reflets or.

Consommée dans seulement trois pays (France, Israël et Tunisie), elle peut atteindre 40 centimètres pour 1 kilogramme, et présente des propriétés hallucinogènes, de nombreuses intoxications étant en effet constatées après les réputées soupes à bases de Saupe.


saupe

> Girelle

Dans les eaux méditerranéennes deux types de Girelle s’offrent volontiers à nos yeux.
La plus répandue, la Girelle commune, est comme son nom l’indique l’un des petits poissons les plus répandus dans nos eaux. Peu farouche et très active (Nage rapide et saccadée), elle fréquente les eaux jusqu’à près de 120 mètres de profondeur, et est donc souvent rencontrée en plongée. Le mâle, plus gros et coloré, est quant à lui appelé Girelle royale. Il dispose d’une ligne horizontale orange vif bordée d’un liseré bleu-vert. Les femelles et jeunes mâles sont de couleurs plus fades présentant une ligne blanche horizontale séparant un dos brun d’un ventre pus clair. Comme les mérous, les femelles, en plus grand nombre, ont la capacité de changer de sexe une fois au cours de leur vie adoptant de ce fait des couleurs vives définitives.
Par ailleurs, très active la journée, les Girelles s’enfouissent sous le sable l’hiver et la nuit afin de se protéger des potentiels prédateurs.
Deuxième type de Girelle rencontré, la Girelle Paon, est un habitant récent des eaux méditerranéennes, son apparition datant en effet des années 1980. Il s’agit du poisson le plus coloré des petits fonds, la femelle ayant le dos brun et vert hachuré de quelques 4 à 6 bandes transversales de couleur bleu ciel. Au ventre jaune vif, son corps est recouvert de stries dans le sens transversal, sa tête bariolée de lignes entrelacées de bleu ciel est brune à mauve. Plus uni, le mâle est verdâtre et strié de rouge dans le sens transversal, à la tête mauve entrelacée de bleu comme la femelle.


girelle

> Castagnole

Egalement appelé l’hirondelle de mer, du fait de sa nageoire caudale fourchue telle l’hirondelle, la Castagnole est un petit poisson de couleur sombre aplati latéralement, à la silhouette ovale.
Présent en petits bancs, à la surface et proche des côtes en été, il parait complétement noir de loin. De plus près, la Castagnole dispose d’écailles légèrement plus pâles sur les flancs, les nageoires bordées d’un bleu sombre, et peut mesurer jusqu’à 12 centimètres.
Jeune, elle est, par ailleurs, d’un bleu très vif.
Ennemie du pêcheur, sa minuscule mâchoire très protractile est capable de retirer bon nombre d’appâts avec une facilité quelques peu déconcertante.

> Rascasse

Menacée par la surpêche, la rascasse tient son nom d’un dérivé du Provençal « rascous » signifiant teigneux. Lorsqu’on l’observe de près, on peut affirmer qu’elle porte bien son nom ! Dans l’ensemble, il s’agit d’un poisson de fond rocheux au corps massif à la forme étonnante. Pourvut d’une énorme tête couverte de lambeaux de peau, représentant pas moins d’un tiers de sa taille, et d’un corps fait de boursouflures et d’épines, auquel on peut ajouter une large bouche et de gros yeux surmontés d’un tentacule, la rascasse à une allure somme toute différente de ses congénères aquatiques.
Fréquentant les fonds de 1 à 20 mètres, la plus rencontrée, la rascasse brune, peut atteindre les 15 centimètres pour la plus volumineuse d’entre elles.

> Mulet

Plus connu d’entre eux (Pas moins de 80 espèces rencontrées) et fréquemment rencontré, le mulet lippu ou mulet à grosses lèvres, dispose, comme son nom l’indique, d’une lèvre supérieur très épaisse arborant 2 à 5 rangées de papilles sur une tête large dont le dessus est aplati.
Poisson vivant dans les eaux peu profondes, aux fonds recouvert d’algues, il dispose d’un corps trapu au dos gris foncé et flancs argentés, barrés de lignes plus ou moins marquées.
Cet excellent nageur pèse en moyenne 1,5 kilogrammes pour une taille de 45 centimètres, pouvant vivre jusqu’à 25 ans.

> Serran

Splendide poisson sédentaire, il se nourrit de crustacés et de poissons, sa taille variant de 15 à 30 centimètres selon son type.
Le Serran commun ou serran chèvre, est brun-rouge à jaune, vivant près des côtes, son corps est couvert de 8 bandes brunes transversales avec laquelle se croise à mi flanc une ligne longitudinale blanche. Des stries longitudinales orange rayent également ses bas-flans.
Solitaire de longue date, il s’agit de l’un des poissons les plus communément rencontrés en Méditerranée, fréquentant souvent les posidonies, généralement à faible profondeur.

> Sar

Ovale, élevé et comprimé latéralement, le corps du Sar est majoritairement argenté, orné de marques noires permettant une identification des plus aisées.
Fréquentant les eaux peu profondes, de 1 à 30 mètres, sur les fonds rocheux et les herbiers, le Sar dispose d’opercules bordés de noir et d’une nageoire caudale de même couleur. Ayant le flanc barré alternativement et verticalement de 7 à 9 bandes sombres, cet hermaphrodite mesure de 25 à 30 centimètres pour pas moins de 200 à 500 grammes.
Le Sar à tête noire, appelé ainsi du fait de la « bande noire » présente en arrière de sa tête, est également couramment rencontré.

> Vers

Deux types de vers fréquentent les eaux méditerranéennes à une profondeur telle qu’il est courant de les rencontrer en plongée. On peut ainsi observer le plus grand ver tubicole de Méditerranée, le Spirographe. Pouvant mesurer jusqu’à 35 centimètres, son corps est situé dans un tube mou composé de mucus et de sable, un grand nombre de filaments colorés se déployant en couronne autour de ce dernier sur un diamètre pouvant aller jusqu’à 15 centimètres depuis la bouche du ver.
Autre ver observable, le Protule lisse, mesure de 10 à 20 centimètres et présente un panache de tentacules blancs à rouge orangé mesurant jusqu’à 10 centimètres de diamètre.

> Posidonie

Plantes à fleurs, malgré le fait qu’elles vivent sous l’eau, ce ne sont pas des algues ! Elles disposent en effet de racines et se reproduisent via les fruits qu’elles produisent.
On retrouve également fréquemment les fibres de leurs feuilles, peu dégradables, rejetées sur les plages Méditerranéennes par les mouvements de la mer. Par ailleurs, on ne les trouve qu’en Méditerranée et sur les côtes australiennes.
Considérée comme vitale pour la survie de la grande bleue, elle permet d’empêcher les plages d’être absorbées et réduites lors de tempêtes, en plus d’être un réservoir d’oxygène sans commune mesure pour les fonds marins.

> Etoile de mer

On dénombre pas moins de 1500 espèces réparties dans plus de 30 familles vivant dans les différents océans de notre planète.
Parmi toutes ces espèces, l’une des plus communes sur les côtes françaises est l’étoile de mer rouge, également appelée étoile à bras écartés. Il s’agit d’une étoile régulière, possédant généralement cinq bras et, comme son nom l’indique, étant de couleur rouge vif.
Rugueuse au toucher, elle peut mesurer jusqu’à pas moins de 20 centimètres de diamètre à l’âge adulte.


Etoile de mer

> Doris dalmatien

Possédant le dessus du corps blanc avec des tâches brunes aux contours plus foncés, la Doris Dalmatien porte bien son nom ! Par ailleurs, la surface de ce même corps, ovale et plat, est granuleuse. Pouvant mesurer de 5 à 12 centimètres, il vit majoritairement en Méditerranée, au niveau des zones sombres, sur l’éponge dont il se nourrit.

> Oursin

Invertébrés de forme arrondie, recouvert de piquants plus ou moins longs et souvent sombres, parents proches des étoiles de mer, les Oursins ne possèdent pas de tête. Leur bouche est, en effet, placée en dessous d’eux, leurs yeux remplacés par des cellules spécifiques, et leur système nerveux fait de cinq fibres tapissant leur carapace. Se déplaçant à l’aide de leurs piquants articulés, ils disposent également de ventouses. Principalement herbivores, ils broutent les algues avec leur bouche à cinq dents. Aucunement agressifs et très lents, on en trouve dans toutes les mers et à toutes profondeurs.